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Au rythme lent de l’artisanat partagé

  • Chemins sauvages
  • 15 août
  • 1 min de lecture
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Elle nous trottait dans la tête depuis un moment, cette idée d’immersion autour des artisanats sauvages. Alors, quel bonheur de la voir prendre forme, et de la vivre ensemble cet été, en si belle compagnie. Une tribu éphémère, multigénérationnelle (de 11 à 75 ans !), partageant la même énergie joyeuse et douce à la fois.

 

Trois jours en forêt, avec une intention simple : prendre le temps. Le temps d'explorer la matière, de suivre l'élan de nos mains. Récolter des fibres pour tresser un panier, tester les essences de bois pour tailler une cuillère ou une spatule, fabriquer chaque élément de son kit à feu... et surtout, acquérir le geste, celui qui fait naître la braise.

 

Tout cela demande du temps. Et ce temps, nous l’avons pris. Déconnecté·e·s de nos quotidiens. Présent·e·s à ce qui est là. Un luxe, peut-être. Un besoin, sûrement. Chacun·e à son rythme. Parfois, le silence s’invitait.Les visages se concentraient, les gestes se faisaient plus précis. On ne voyait plus le temps passer, absorbé·e·s dans la matière.

Et puis, une pause. Cuisiner sur le feu, partager un repas. Avec cette impatience douce de s’y remettre dès que possible. Le soir venu, on se retrouvait autour des flammes. Creuser sa cuillère à la braise, tout en partageant des histoires. Et s’endormir, le cœur léger, en sachant que demain encore, il n’y aura rien d’autre à faire que d’être là.  Avec le bois, les fibres, le feu. Avec les autres.

 

Trois jours plus tard, on aurait bien prolongé un peu. Rester là, encore, au rythme lent de l’artisanat partagé.

 


 
 

​© 2025 par Chemins sauvages

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