Tanner une peau de poisson... vous avez bien lu !
- Chemins sauvages
- 15 juil.
- 2 min de lecture

Lorsque l'on parle de tannage de peaux de poisson, les réactions sont souvent les mêmes : « Vraiment ? Ça existe ? ». Et pourtant, ce savoir-faire est très ancien. Depuis toujours, des peuples vivant au bord des lacs ou de la mer ont utilisé les peaux de poissons pour fabriquer des vêtements résistant à l’eau, des bottes, des sacs ou des contenants.
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De nos jours, les peaux de poissons finissent souvent à la poubelle. Pouvoir leur offrir une seconde vie, avec un peu de patience et beaucoup d’huile de coude, est une réelle satisfaction. Le moment où les participant-e-s assouplissent la peau entre leurs mains et réalisent qu'elle est devenue du cuir est un moment magique. Car le cuir de poisson est une matière solide, souple et belle.
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Ce qui me plaît dans cette pratique, ce n'est pas seulement le résultat, mais le processus de transformation de la matière vivante en un cuir stable et durable. Il faut d’abord dépecer proprement les truites ou ombles, puis les griller sur le feu pour le repas. Ensuite, il s’agit de gratter délicatement les membranes, écailler, laver, enduire de différents gras (ou tremper dans des tanins), laisser agir quelques jours, assouplir, éventuellement fumer, assouplir (et assouplir encore !)… autant d’étapes qui demandent persévérance et présence aux phénomènes en cours (qui dépendent aussi de la température, de l’humidité ambiante, etc.). Une vraie alchimie !
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Le stage se termine par la réalisation d'une petite pochette cousue, dans laquelle on glissera quelque chose de précieux. On repart avec un objet unique... mais surtout avec un autre regard sur ce que peuvent nous offrir ces animaux extraordinaires que sont les poissons.
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J’aime transmettre ces savoir-faire anciens. Non pas par nostalgie, mais parce qu'ils nous reconnectent à quelque chose de simple : faire soi-même, comprendre la matière, prendre le temps.
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Stéphane
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